07 mars 2011

Désillusion. C'est vrai que ça fait mal, on se sent quelque peu utilisée. Le problème c'est que ça ne suffit pas pour le détester ou le rayer de sa vie. En tout cas pas dans mon cas, je me sens nulle et bête certes mais pas pour longtemps.
La rancune, parfois ça doit avoir du bon quand même. Pour le coup je ne sais pas quelle serait la réponse à ses actes la plus mature.

Être invité à sa crémaillère, c'est bien me direz vous.Le seul rôle qu'il devait jouer étant de venir au moins me dire bonjour. Au lieu de ça, nous nous sommes retrouvées cloitrées dans un bord du salon du nouvel appartement. Accompagnées par quelques filles dans le même cas que nous. Faudra surtout s'attarder sur une, celle qui ne fait que lui jeter de petit regard pour voir avec qui ce jeune homme discute, lui le lui rend bien. Je vous présente sa future ex ! Bref le tableau est planté.
J'ai tenu une heure trente dans cette situation. Retour dans la cuisine en toute discrétion, récupération des bouteilles d'alcool. On remet nos belles vestes cachant les efforts que nous avons fait pour paraitre belle en cette soirée. AH enfin un geste de sa part, une attention. Il vient me demander si je pars, l'échange de regard suffit pour qu'il comprenne que son comportement de la soirée ne m'a pas paru très agréable. La porte se referme derrière nous. Fin de soirée, peut être aussi fin de quelque chose qui se trame en moi.
 
    -Le rêve un peu con qu'on était toujours fait pour être ensemble-

Ca c'était ce que je pensais encore hier. Depuis il s'est confondu en excuse. J'ai pas dit que j'allais les prendre en conséquences mais au moins il s'est rendu compte de son comportement. Pour le coup, j'ai gagné une autre soirée en sa compagnie.
Va falloir tout de même qu'on m'explique les hommes. Pourquoi se rendre compte de sa connerie lors de la soirée et de ne pas la rectifier le même soir. Non, au lieu de ça, il préfère attendre en continuant à s'enfoncer puis se fondre en excuse les jours d'après.  



15 février 2011

'Qu'elles sont loin nos années d'errances. Devenons amoureux du temps, et vivons encore chaque secondes l'instant perdu des vieux amants. Oublions juste le reste du monde.'

'Laisse moi t'aimer quand tout va bien, laisse moi apprécier ton chagrin. Laisse moi te tendre encore une main, et dis moi quand ça va pas bien, je serai là demain. 
Alors ça y est maintenant c'est l'heure, tu n'écouteras plus mes malheurs. Laisse moi te donner mon sourire, ne plus t'imposer mes soupirs, je suis là pour le pire. J'aurai voulu t'entendre encore déverser sur moi tes remords. Ce sourire que tu m'as donné. Parce que maintenant tout va bien, je n'ai même plus peur de demain, tout va bien, confis moi tous tes beaux chagrins, donnes moi ta main. Laisse moi t'aimer quand tout va bien.'


C'est pas si bien que ça finalement le rangement d'une chambre. On retrouve des choses que nous avions délibérément mis de côté.
C'est mon été 2010 qui me revient dans la face. La réécoute du CD d'une amie qui a ouvert les portillons des larmes. J'aime pas y repenser .
Le souvenir du mec que j'ai lachement laissé là-bas. J'ai réellement blessé quelqu'un. 

Un certain jour, le dernier dans ce mode de vie. Cela ne fait que quelques temps que je suis avec lui, mais cela n'a finalement pas d'importance. Dernier restaurant, dernier mojito. Vient le moment des derniers baisers, dans une voiture, en face de chez moi, où je sais parfaitement que je dois rentrer en sorte de faire mes valises.

5h20 du matin, nous sommes toujours dans la voiture. Les vitres sont embuées, ma george enfumées, mes yeux tombants, mes cheveux humides, et mon corp satisfait. Il est l'heure de partir, boucler cette période d'insouciance, de rejoindre le train. Voilà, le dernier baiser à sonné, il m'assure que je suis en train de faire une connerie, je ne dois pas partir, ça ne doit pas se passer ainsi. Seulement, avec ma tronche de fille n'ayant toujours pas dormi, j'en avais décidé autrement.

6h. Mon premier train a du retard. Il arrive enfin, je monte dedans, puis pleure. Changement de train, on m'annonce que l'on vient de louper notre correspondance. J'arrive à rectifier le tir au niveau des tickets, seulement il me reste 1 heure à attendre. Assez pour me faire douter de partir. 
Téléphone à l'oreille, la voix inaudible, je l'appelle. 

Une voix de femme résonne, mon train arrive en gare. Il me conjure de ne pas monter dedans. 2 minutes pour prendre une décision qui changera beaucoup de chose, voir trop. 
Le train part à destination du sud. En première classe on peut voir une jeune fille avec un air minable. C'était moi. Juste un message pour lui dire de ne pas venir me chercher, j'étais dans ce train et dans quelques 8 heures j'allais rentrer chez moi.

Il ne comprend pas bien ma décision. Moi non plus.
On décide malgrés les quelques centaines de kilometres qui nous séparent de rester ensemble. Tout aurait pu se passer parfaitement si seulement je n'avais pas péter un plomb. Si je ne m'étais pas foutu dans la tête que mon retour dans ma ville rimait également avec celui d'un de mes ex. 
Voilà, j'ai tout gaché. 

                                                   


   -Alors ça y est maintenant c'est l'heure, tu n'écouteras plus mes malheurs-

12 février 2011


Vous vous rappelez quand je vous aviez dit que je n'étais pas prête pour un nouvel épisode funérarium.
Il en est autrement depuis hier matin.
Je n'ai pas les détails de sa mort, suicide, accident de voiture. Je ne sais rien, juste qu'il n'est simplement plus là. 
Voilà, un message comme ça un soir, une phrase, des mots simplement emballés ensemble. ' Ça ne va pas du tout mon père est mort ce matin.... Dit rien stp, je vais passer cette semaine, je veux juste que tu me fasses un sourire et un gros câlin'.
Je n'arrive toujours pas à y croire. Pourquoi la vie est si difficile avec nous, pourquoi nous fait-on subir ça, et surtout comment encaisser ceci !? 
Ces paroles vous semblent puériles. Mais je pense juste que je n'étais pas préparée à ce genre d'évènements en si peu de temps, comme tout le monde finalement.

Je veux le voir, je veux entendre sa voix, je veux moi aussi le prendre dans mes bras. Je veux tenir le rôle et la place que je tenais auparavant. J'aimerai dormir avec lui, parce que finalement je lui ai toujours refusé ce rôle. C'est ça, dormir dans ses bras, et finalement jouer le scénario qui m'est donné de jouer.

06 février 2011

 Serait-il mentir de dire que de ne pas avoir d'homme dans sa vie n'est pas si ignoble que ça ?!
Je n'ai jamais véritablement été célibataire, m'y voilà, et bien profond surtout, tant qu'à faire. 
Mais, finalement aucun besoins de trainer sur les sites de rencontres, ou bien dans les lieu à fortes fréquentations masculines. Je m'en sors plutôt bien direz-vous. Ma foi, c'est pas si mal le célibat.
Et puis de toute manière, ai-je réellement le choix !

 Être célibataire c'est aussi pouvoir enfin profiter de ses amis, prendre soins de soi de façon constante, savoir aussi laisser aller certaine chose (tient mes jambes ressembleraient presque à celle d'un homme), ne pas perdre de temps à écrire des messages à longueur de journée, ne plus se prendre la tête à découvrir qui est réellement cette Élodie, ou bien cette Marie qui aime les commentaires sur le mur de votre mec, ni de votre mauvaise haleine. Tient, ni même du fait que vous avez pris des kilos. Oublions même la question des courbatures le matin. Du problème de la pilule. Ainsi que du nouveau bouton faisant irruption assez discrètement pour que le soir en rentrant chez toi, tu te rendes compte que tu as tenu une journée avec une chose blanche sur la face, histoire d'occuper le regard de ton interlocuteur quoi.
Bref je dis adieu à ces corvées durant quelques temps. Je dis aussi adieu aux messages le matin lors du réveil, au mots doux glissés durant la nuit. Aux attentions, aux cadeaux, aux restaurants en couple. A l'attente, puis à la jouissance de voir que cette personne t'as choisis, et vis bien le fait d'être avec toi. Et enfin dis plus directement, je dis adieu à cette amour qui nous permet de nous lever tous les matins avec le sourire.
 Voilà ça c'est dit. Je vais surement aller me servir un grand chocolat, avec une note de chantilly, de 5 sucres, et de chamallow.

02 février 2011


Comment savoir qui aimer, qui ne plus aimer, comment l'aimer si tout fois il en vaut réellement la peine, quelle ville choisir pour la rentrée qui va arriver avec ses gros escarpins, colocation avec cette personne ou pas, prises de risques, quelle formation choisir, pour finalement faire quoi !
Bref tout ceci sont mes cellules grises en mouvement. SAMBA MES AMIS.

-C'est vrai, j'en fais quoi en bref de ma vie dans quelques mois dans l'histoire-


 Ils croient tellement que je suis prétentieuse, et imbue de moi même. Bien dommage tout ça tient.
Peut être, est-ce prétentieux d'être sure de ne pas un jour se retrouver dans la rue, de ne pas galérer au point de me retrouver à pleurnicher sur mon cas. Raison : l'argent de mes parents ? Blague bien sur. Non peut être juste le fait que je me fasse confiance, je préférerai encore prendre un travail me demandant des heures énormes que de me retrouver à la rue. C'est ce toit au dessus de moi qui me fera avancer, s'il n'est plus là, j'aurai quoi  comme stabilité moi ? C'est dommage d'avoir ce genre d'état d'esprit, plutôt faible, mais je n'aurai plus vraiment cette confiance en moi.
Mais alors, quelqu'un qui a confiance en elle est-elle une personne imbue d'elle même ?
Dans un sens on pourrait presque répondre un oui franc. J'ai bien dit dans un sens, ne me faite pas dire ce que je n'ai pas dit !

23 janvier 2011

                                       -La base-


Hop, Hop, on se met un peu au boulot, Javier Bardem, acteur qui joue dans 'Vicky, Christina, Barcelona', visualisons bien le personnage. Bien une fois que c'est fait, regardons le avec 20 ans en moins. C'est fait et dit. Bon maintenant faut se dire que cette beauté de la nature était hier à la soirée où mon derrière était posé! J'ai cru juste devoir sauter par le balcon pour réaliser la chose.
En plus d'avoir le privilege d'avoir cette gueule il a le toupet d'être magnifiquement gentil et intelligent.
Le petit plus qui pourrai changer finalement tout, c'est d'avoir un rencart avec lui. Le sosie de Javier existe dans ma ville, va pas falloir passer vite sur cet épisode.


      - Rien de plus philosophique à dire pour la soirée -

22 janvier 2011

Discussion d'un soir, reprise de contact aprés une bonne semaine de silence, où je dois avouer, je ne l'avais pas du tout dans ma tête, sauf peut être une fois arrivée à l'endroit où je sais que j'ai de gros risque de le rencontrer.
Bref, discussion d'une soirée. Où comme d'habitude, plus les aiguilles tournent vers l'heure où logiquement on devrait largement dormir, et puis on en devient honnêtes sur notre vie, sur notre sexualité. Ah le sexe, on en parle finalement pas assez, ou bien alors, on ne le pratique pas assez. En tout cas lui avec moi, on a passé l'année. 
 
 T'es seule, dans ta chambre, enfin plus le genre du trajet dans le bus. Et là, tu repenses à cette journée, à lui sous la pluie attendant que tu veuilles bien le remarquer pour lui ouvrir la porte, lui essayant d'enlever ses habits imbibés d'eau. Et enfin lui, et ses tatouages partout sur le corps. Et oui, je ne les avais pas encore vu en vrai, sous ses petites chemises de chat à carreaux, ses cardigans, ses slims, bref mec stylé quoi ! OUH rien qu'en évoquant ses fringues, j'en aurais presque des idées. 
ET MAIS lorsque je me relis j'ai l'impression d'entendre une collégienne, ET c'est pas le cas pourtant ! Non, parce que je pourrai vous parler aussi de son intelligence, de son talent à se plaindre, à être tellement efféminé, son petit regard en coin, je pourrai également vous parler de ses petites fesses, mais ... non .
En attendant je suis quelque peu hors-sujet, au départ je voulais parler du fait, bah si en fait j'étais bien dans le sujet, mon but était bien de vous parler d'un mec que  vous ne connaissez pas !Oui, c'est bien ça.
Je parle de lui, mais on est censé n'être plus que des amis, ça me convient parfaitement, j'ai quand même le droit de le mater.



         -Et puis en même temps je me dis que j'ai été avec cette tête de BG-




20 janvier 2011

                                                             -Sweet little thing-


Mhh ça vibre encore dans mes oreilles. Le jour où un homme me sortira cette petite suite de mots, soit ça sera un psychopate soit ça sera l'Homme de ma vie (oui oui le grand H est de sorti) !

Lorsque j'entend où vois le comportement de mes amis du sexe masculin, j'en deviens ecoeuré de la gente masculin
Vous me croyez pas, preuves à l'appuis obligent ? 
Ah bah oui, c'est sympathique ça quand c'est la meilleure amie de ton mec qui répond à sa place durant toute une soirée, en te donnant de 'je t'aime' et autres mots parfaits, et que tu t'en doute pas. Ah non, pas cette fois, c'est pas moi le matir non, cette fois-ci c'est moi le tyran, je suis la fille qui écrivait les messages pour son ami. 
Mais c'est une petite coquetterie que j'aimerai recevoir ça aussi, lorsque ton mec te demande une courte pause histoire de pouvoir montrer du nouveau paysage à sa chose, et te reprend l'air de rien une fois la passade baise ailleurs est passée. Toujours pas moi dont je parle, merci, sinon la corde serait déjà à mon cou perso. 





 Bref arrêtons ces horreurs, à côté de ça, il y a les paroles des Noah and the Whales qui te sortent 
des : 'Need your love in my life', 'If you give a little love, you can give a little love of your own', et des 'And I will love you in reality and dreams', ou encore des 'Wherever you go and whatever you do, there's a man underground that will always love you'.

Je parle, je parle, mais on m'a fait des petites choses parfaites quand même. Lorsqu'une personne annule son voyage au Canada pour pouvoir être auprès de vous lorsqu'on vous rajoutera une petite année, et parce qu'il sait que vous avez tout simplement de vous ...

-Ces petites perfections sont faites par des hommes,alors tout va mieux-

16 janvier 2011

                              -La mort, on en parle vraiment pas suffisamment-
 
La, quand tu l'as en face, bien devant tes yeux, lorsque tu vois un ami dans un lit, dans une chambre à fond vert donnant envie à n'importe qui de gerber. Oui, quand tu le vois là, quand tu sais que jamais plus il ne se réveillera, il sera plutôt bruler dans quelques jours, bah là, tu comprends plus rien à tout ca.
Des fois, je pleurs encore de sa perte. Des fois, je n'y pense plus. Des fois je me mens et me dis que j'ai fait son deuil.

                                 -Mais plus rien du tout, je ne comprend plus rien-

Et des fois je me dis que si par malheur ou malchance je dois tirer ma révérence j'aurai envie de choses bien spécifiques durant mon enterrement.
Comme une certaine musique, allant des Noah and the Whale, au Dark Dark Dark avec leur Daydreaming, dAmelie Poulain avec la Comptine d'un autre été, et d'autre encore dont je marquerai au fur et à mesure de l'avancé de mes cellules grises.
J'aimerai aussi, des fleurs dans les tons blancs, verts clairs, et du rose.






                                   -Vous savez quoi faire si je meurs-




On a toujours au fond de nous la peur, qu'il n'y ai personne à notre enterrement. En tout cas, à présent je n'ai plus peur, je sais que les gens viennent pour nous rendre hommage, parce qu'ils ne sont peut etre pas capable de venir nous aborder correctement quand nous sommes vivants mais morts, ça ils le sont.
Encore il y a quelques semaines je pensais que la vie était quand même juste et compréhensible, qu'elle avait tout de même une logique. Je me rend compte que pas du tout; Tout part en vrille en 2 secondes. Et toi, t'es juste le spectateur de ta vie, être acteur c'est avoir un rôle dans celle ci, mais si tout est écrit comme on pourrait le croire, qu'en est-il du jeu d'acteur alors ?!










Je serai pas capable de perdre un proche, pas encore le numéro du funérarium, du lit, de la peinture verte, de ces plantes en plastiques, de ce calme, de cette clim, de ces fauteuils en cuirs beiges, de ces visages reposés, de ces maquillages, de ces pleurs, de ces fleurs, de ces mots dit trop tard, bien trop tard, ces remords, ces excuses, ce silence, de ces cercueils, de ces photos de l'accident, de cette épave de voiture, de ces explications, de ces cendres dans ce bocal, de ces amis qui restent tout seuls comme des cons parce qu'il nous a abandonné lâchement, sans nous laisser le temps de lui parler, sans nous prévenir, nous soulager.

                                            -Putain la vie est triste des fois-