'Qu'elles sont loin nos années d'errances. Devenons amoureux du temps, et vivons encore chaque secondes l'instant perdu des vieux amants. Oublions juste le reste du monde.'
'Laisse moi t'aimer quand tout va bien, laisse moi apprécier ton chagrin. Laisse moi te tendre encore une main, et dis moi quand ça va pas bien, je serai là demain.
Alors ça y est maintenant c'est l'heure, tu n'écouteras plus mes malheurs. Laisse moi te donner mon sourire, ne plus t'imposer mes soupirs, je suis là pour le pire. J'aurai voulu t'entendre encore déverser sur moi tes remords. Ce sourire que tu m'as donné. Parce que maintenant tout va bien, je n'ai même plus peur de demain, tout va bien, confis moi tous tes beaux chagrins, donnes moi ta main. Laisse moi t'aimer quand tout va bien.'C'est pas si bien que ça finalement le rangement d'une chambre. On retrouve des choses que nous avions délibérément mis de côté.
C'est mon été 2010 qui me revient dans la face. La réécoute du CD d'une amie qui a ouvert les portillons des larmes. J'aime pas y repenser .
Le souvenir du mec que j'ai lachement laissé là-bas. J'ai réellement blessé quelqu'un.
Un certain jour, le dernier dans ce mode de vie. Cela ne fait que quelques temps que je suis avec lui, mais cela n'a finalement pas d'importance. Dernier restaurant, dernier mojito. Vient le moment des derniers baisers, dans une voiture, en face de chez moi, où je sais parfaitement que je dois rentrer en sorte de faire mes valises.
5h20 du matin, nous sommes toujours dans la voiture. Les vitres sont embuées, ma george enfumées, mes yeux tombants, mes cheveux humides, et mon corp satisfait. Il est l'heure de partir, boucler cette période d'insouciance, de rejoindre le train. Voilà, le dernier baiser à sonné, il m'assure que je suis en train de faire une connerie, je ne dois pas partir, ça ne doit pas se passer ainsi. Seulement, avec ma tronche de fille n'ayant toujours pas dormi, j'en avais décidé autrement.
6h. Mon premier train a du retard. Il arrive enfin, je monte dedans, puis pleure. Changement de train, on m'annonce que l'on vient de louper notre correspondance. J'arrive à rectifier le tir au niveau des tickets, seulement il me reste 1 heure à attendre. Assez pour me faire douter de partir.
Téléphone à l'oreille, la voix inaudible, je l'appelle.
Une voix de femme résonne, mon train arrive en gare. Il me conjure de ne pas monter dedans. 2 minutes pour prendre une décision qui changera beaucoup de chose, voir trop.
Le train part à destination du sud. En première classe on peut voir une jeune fille avec un air minable. C'était moi. Juste un message pour lui dire de ne pas venir me chercher, j'étais dans ce train et dans quelques 8 heures j'allais rentrer chez moi.
Il ne comprend pas bien ma décision. Moi non plus.
On décide malgrés les quelques centaines de kilometres qui nous séparent de rester ensemble. Tout aurait pu se passer parfaitement si seulement je n'avais pas péter un plomb. Si je ne m'étais pas foutu dans la tête que mon retour dans ma ville rimait également avec celui d'un de mes ex.
Voilà, j'ai tout gaché.
-Alors ça y est maintenant c'est l'heure, tu n'écouteras plus mes malheurs-






