15 février 2011

'Qu'elles sont loin nos années d'errances. Devenons amoureux du temps, et vivons encore chaque secondes l'instant perdu des vieux amants. Oublions juste le reste du monde.'

'Laisse moi t'aimer quand tout va bien, laisse moi apprécier ton chagrin. Laisse moi te tendre encore une main, et dis moi quand ça va pas bien, je serai là demain. 
Alors ça y est maintenant c'est l'heure, tu n'écouteras plus mes malheurs. Laisse moi te donner mon sourire, ne plus t'imposer mes soupirs, je suis là pour le pire. J'aurai voulu t'entendre encore déverser sur moi tes remords. Ce sourire que tu m'as donné. Parce que maintenant tout va bien, je n'ai même plus peur de demain, tout va bien, confis moi tous tes beaux chagrins, donnes moi ta main. Laisse moi t'aimer quand tout va bien.'


C'est pas si bien que ça finalement le rangement d'une chambre. On retrouve des choses que nous avions délibérément mis de côté.
C'est mon été 2010 qui me revient dans la face. La réécoute du CD d'une amie qui a ouvert les portillons des larmes. J'aime pas y repenser .
Le souvenir du mec que j'ai lachement laissé là-bas. J'ai réellement blessé quelqu'un. 

Un certain jour, le dernier dans ce mode de vie. Cela ne fait que quelques temps que je suis avec lui, mais cela n'a finalement pas d'importance. Dernier restaurant, dernier mojito. Vient le moment des derniers baisers, dans une voiture, en face de chez moi, où je sais parfaitement que je dois rentrer en sorte de faire mes valises.

5h20 du matin, nous sommes toujours dans la voiture. Les vitres sont embuées, ma george enfumées, mes yeux tombants, mes cheveux humides, et mon corp satisfait. Il est l'heure de partir, boucler cette période d'insouciance, de rejoindre le train. Voilà, le dernier baiser à sonné, il m'assure que je suis en train de faire une connerie, je ne dois pas partir, ça ne doit pas se passer ainsi. Seulement, avec ma tronche de fille n'ayant toujours pas dormi, j'en avais décidé autrement.

6h. Mon premier train a du retard. Il arrive enfin, je monte dedans, puis pleure. Changement de train, on m'annonce que l'on vient de louper notre correspondance. J'arrive à rectifier le tir au niveau des tickets, seulement il me reste 1 heure à attendre. Assez pour me faire douter de partir. 
Téléphone à l'oreille, la voix inaudible, je l'appelle. 

Une voix de femme résonne, mon train arrive en gare. Il me conjure de ne pas monter dedans. 2 minutes pour prendre une décision qui changera beaucoup de chose, voir trop. 
Le train part à destination du sud. En première classe on peut voir une jeune fille avec un air minable. C'était moi. Juste un message pour lui dire de ne pas venir me chercher, j'étais dans ce train et dans quelques 8 heures j'allais rentrer chez moi.

Il ne comprend pas bien ma décision. Moi non plus.
On décide malgrés les quelques centaines de kilometres qui nous séparent de rester ensemble. Tout aurait pu se passer parfaitement si seulement je n'avais pas péter un plomb. Si je ne m'étais pas foutu dans la tête que mon retour dans ma ville rimait également avec celui d'un de mes ex. 
Voilà, j'ai tout gaché. 

                                                   


   -Alors ça y est maintenant c'est l'heure, tu n'écouteras plus mes malheurs-

12 février 2011


Vous vous rappelez quand je vous aviez dit que je n'étais pas prête pour un nouvel épisode funérarium.
Il en est autrement depuis hier matin.
Je n'ai pas les détails de sa mort, suicide, accident de voiture. Je ne sais rien, juste qu'il n'est simplement plus là. 
Voilà, un message comme ça un soir, une phrase, des mots simplement emballés ensemble. ' Ça ne va pas du tout mon père est mort ce matin.... Dit rien stp, je vais passer cette semaine, je veux juste que tu me fasses un sourire et un gros câlin'.
Je n'arrive toujours pas à y croire. Pourquoi la vie est si difficile avec nous, pourquoi nous fait-on subir ça, et surtout comment encaisser ceci !? 
Ces paroles vous semblent puériles. Mais je pense juste que je n'étais pas préparée à ce genre d'évènements en si peu de temps, comme tout le monde finalement.

Je veux le voir, je veux entendre sa voix, je veux moi aussi le prendre dans mes bras. Je veux tenir le rôle et la place que je tenais auparavant. J'aimerai dormir avec lui, parce que finalement je lui ai toujours refusé ce rôle. C'est ça, dormir dans ses bras, et finalement jouer le scénario qui m'est donné de jouer.

06 février 2011

 Serait-il mentir de dire que de ne pas avoir d'homme dans sa vie n'est pas si ignoble que ça ?!
Je n'ai jamais véritablement été célibataire, m'y voilà, et bien profond surtout, tant qu'à faire. 
Mais, finalement aucun besoins de trainer sur les sites de rencontres, ou bien dans les lieu à fortes fréquentations masculines. Je m'en sors plutôt bien direz-vous. Ma foi, c'est pas si mal le célibat.
Et puis de toute manière, ai-je réellement le choix !

 Être célibataire c'est aussi pouvoir enfin profiter de ses amis, prendre soins de soi de façon constante, savoir aussi laisser aller certaine chose (tient mes jambes ressembleraient presque à celle d'un homme), ne pas perdre de temps à écrire des messages à longueur de journée, ne plus se prendre la tête à découvrir qui est réellement cette Élodie, ou bien cette Marie qui aime les commentaires sur le mur de votre mec, ni de votre mauvaise haleine. Tient, ni même du fait que vous avez pris des kilos. Oublions même la question des courbatures le matin. Du problème de la pilule. Ainsi que du nouveau bouton faisant irruption assez discrètement pour que le soir en rentrant chez toi, tu te rendes compte que tu as tenu une journée avec une chose blanche sur la face, histoire d'occuper le regard de ton interlocuteur quoi.
Bref je dis adieu à ces corvées durant quelques temps. Je dis aussi adieu aux messages le matin lors du réveil, au mots doux glissés durant la nuit. Aux attentions, aux cadeaux, aux restaurants en couple. A l'attente, puis à la jouissance de voir que cette personne t'as choisis, et vis bien le fait d'être avec toi. Et enfin dis plus directement, je dis adieu à cette amour qui nous permet de nous lever tous les matins avec le sourire.
 Voilà ça c'est dit. Je vais surement aller me servir un grand chocolat, avec une note de chantilly, de 5 sucres, et de chamallow.

02 février 2011


Comment savoir qui aimer, qui ne plus aimer, comment l'aimer si tout fois il en vaut réellement la peine, quelle ville choisir pour la rentrée qui va arriver avec ses gros escarpins, colocation avec cette personne ou pas, prises de risques, quelle formation choisir, pour finalement faire quoi !
Bref tout ceci sont mes cellules grises en mouvement. SAMBA MES AMIS.

-C'est vrai, j'en fais quoi en bref de ma vie dans quelques mois dans l'histoire-


 Ils croient tellement que je suis prétentieuse, et imbue de moi même. Bien dommage tout ça tient.
Peut être, est-ce prétentieux d'être sure de ne pas un jour se retrouver dans la rue, de ne pas galérer au point de me retrouver à pleurnicher sur mon cas. Raison : l'argent de mes parents ? Blague bien sur. Non peut être juste le fait que je me fasse confiance, je préférerai encore prendre un travail me demandant des heures énormes que de me retrouver à la rue. C'est ce toit au dessus de moi qui me fera avancer, s'il n'est plus là, j'aurai quoi  comme stabilité moi ? C'est dommage d'avoir ce genre d'état d'esprit, plutôt faible, mais je n'aurai plus vraiment cette confiance en moi.
Mais alors, quelqu'un qui a confiance en elle est-elle une personne imbue d'elle même ?
Dans un sens on pourrait presque répondre un oui franc. J'ai bien dit dans un sens, ne me faite pas dire ce que je n'ai pas dit !